Peu connu il y a 30 ans, on estimait à 1 sur 20 000 le nombre de patients atteints du syndrome Gilles de la Tourette (SGT) ; on attendait souvent de voir apparaître les symptômes les plus spectaculaires (coprolalie ou parole ordurière) pour poser un tel diagnostic. C’est le premier symposium international de 1978 qui donna le coup d’envoi pour le développement des recherches sur le SGT et celles-ci, depuis, ne cessent de progresser. On sait maintenant que le SGT est beaucoup plus fréquent.La prévalence du SGT chez les enfants serait estimée aujourd’hui à 0,77%. Il est donc important de mieux le connaitre pour mieux intervenir.
Le syndrome Gilles de la Tourette (SGT) n’est pas toujours facile à reconnaître, surtout chez les enfants parce que l'on confond souvent les manifestations de leur SGT avec des problèmes de comportements ou une forme de manipulation pour obtenir des bénéfices secondaires; il est donc important d’en reconnaitre les principaux symptômes qui s’expriment différemment chez l’enfant et l’adolescent que chez l’adulte pour être en mesure de proposer des interventions qui soient efficaces et qui minimisent les inconforts tant chez les patients que chez ceux qui les côtoient.