La consommation problématique d’alcool en clinique : un bref survol …


Photographie de deux personnes trinquant avec des bouteilles de bière durant un coucher de soleil.

L’alcool : un plaisir ou un vice ?

L’usage de l’alcool est décrit à partir de 4000 avant JC en Égypte et est profondément inscrit dans notre civilisation occidentale. L’alcool est omniprésent dans notre société, sa consommation est liée au loisir, à la détente, aux évènements sociaux et festifs... Il est profitable pour le système cardio-vasculaire et sert de lubrifiant social qui, à faible dose, facilite les interactions et réduit l’anxiété. Cela dit, de nombreux coûts sociaux et de santé sont liés à sa consommation. En effet, Dre. Louise Nadeau, professeure émérite à l’Université de Montréal, explique que l’alcool se dissout dans les cellules contenant des lipides. Or, ces cellules existent à travers tout le corps humain, notamment dans le cerveau et le placenta. Ainsi, toutes les structures du cerveau sont affectées par l’alcoolisation y compris les centres responsables de l’équilibre, de la mémoire, de la prise de décisions, de l’autorégulation etc.

 

Quand sa consommation devient problématique … que faire ?

Le travail du clinicien est d’intervenir au moment où les problèmes liés à l’alcool commencent à se manifester. Une bonne pratique en psychothérapie est d’enquêter sur la façon dont le client consomme l’alcool (p. ex. fréquence, quantité). Il existe plusieurs tests de dépistage à cette fin, comme l’AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test). Il est toujours important d’évaluer s’il y a une consommation à risque chez son client, car celle-ci entraîne souvent des problèmes psychologiques tels que la dépression.

 

Lorsque l’on travaille avec des clients souffrants de problèmes liés à l’alcool, les approches structurées sont préférables. Certaines approches efficaces incluent les approches motivationnelles, la prévention de rechute, la restructuration cognitive et la psychothérapie dialectique comportementale. De plus, les relations avec les groupes d’entraide (p. ex. AA) peuvent être utile pour certains clients. Selon Dre. Nadeau, c’est au clinicien de s’adapter au modèle du groupe d’entraide, par exemple, si on constate qu’il constitue un soutien efficace, même si certaines prémisses du modèle sont en contradiction avec les approches du psychologue. C’est aussi au clinicien de donner confiance à son client et de lui proposer plusieurs choix de traitement, lui accordant ainsi un sentiment de liberté lui permettant de développer ses capacités d’autorégulation, qui sont au cœur du rétablissement. Enfin, il est important de prévoir la rechute. Dans un monde où les rechutes sont des échecs, le sentiment de transgression de la personne est immense lorsqu’il y en a une, ce qui peut conduire à des intoxications beaucoup plus sévères que si l’on accepte qu’il y a des moments de détresse qui peuvent mener à des rechutes.

L’évaluation et le traitement des problèmes liés à la consommation de substances ne sont pas simples. C’est pourquoi Dre. Louise Nadeau a créé une formation en ligne informative sur ce sujet complexe et s’est chargée de bien équiper les cliniciens pour aider leurs clients. N’attendez pas et inscrivez-vous !

Gabrielle Ciquier, M.Sc.

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